ECONOMIE : Un taux de croissance estimé à 3,3% en 2010 et à 4,6% en 2011 selon le HCP

Fait : Chiffres du HCP sur la croissance économique en 2010 et sur les prévisions pour 2011.

Analyse : Selon le Haut Commissariat au Plan, l’économie marocaine aurait connu un léger ralentissement en 2010, enregistrant un taux de croissance de 3,3%, contre 4,9% en 2009 et 5,6% en 2008. Cette situation serait imputable à la baisse de 7,1% de l’activité du secteur primaire (vs. +29% en 2009), ayant été compensée par la hausse de 5% de la valeur ajoutée non agricole (vs. +1,3% seulement en 2009). L’orientation favorable du PIB non agricole serait attribuable à l’augmentation de 6,6% de la valeur ajoutée générée par le secteur secondaire (vs.-4,7% en 2009) et, dans une moindre mesure, de 4,4% de celle du secteur tertiaire (vs. 4% en 2009).

Côté perspectives, l’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 4,6% en 2011. Les hypothèses retenues sont :
  • • Une amélioration de 5% de la valeur ajoutée non agricole compte tenu d’un accroissement de 2,8% du PIB industriel et de 5,5% des activités de services. Leur contributions dans le PIB devraient se monter à 1,7 points et à 3,3 points respectivement ; 
  • • Une progression de 2% de la valeur ajoutée agricole sur la base d’une production céréalière moyenne de 70 millions de quintaux et d’une consolidation des performances des cultures destinées à l’agro-industrie, de l’élevage et de la pêche. Sa contribution dans le PIB devrait basculer au vert à 0,3 points, contre -1,1 points en 2010.
Concernant les composantes du PIB en volume, la demande intérieure devrait progresser de 5%, à un rythme inférieur à la moyenne de 7,2% observé sur la période 2006-2009, tandis que la consommation intérieure devrait se hisser de 4,9% en volume.

Toujours soutenue par l’effort d’investissement du secteur public, la Formation Brute de Capital Fixe –FBCF- devrait s’accroitre, quant à elle, de 6,5%. Au volet des échanges extérieurs, les exportations de biens et services devraient poursuivre leur dynamisme, enregistrant une progression de 7,9% face à une hausse de 6,3% des importations.

Pour sa part, l’épargne intérieure devrait se situer en 2011 à 24,1% du PIB, contre 24,6% une année auparavant. Compte tenu d’une amélioration à 7,8% du PIB des transferts MRE (vs. 6,9% en 2010), l’épargne nationale devrait se chiffrer à 32% du PIB, en amélioration de 0,5 point. Sur le plan monétaire, l’agrégat de monnaie M3 devrait progresser de 9% en 2011, au lieur de 12,6% en moyenne annuelle entre 2005 et 2009 et ce, compte tenu d’une hausse de 10% des crédits à l’économie et d’une stabilité des avoirs nets.

Conclusion : En 2011, la croissance devrait être davantage structurelle grâce à la poursuite de la reprise de la demande étrangère ainsi que de la dynamique de la consommation interne et de l’investissement public.
BMCE Capital Bourse

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