SAMIR : Hausse du chiffre d’affaires de 46,6% à MAD 17,3 Md pour un résultat d’exploitation en appréciation de 13,3% à M MAD 740,1

Fait : Publication des résultats à fin juin 2010.

Analyse : Dans un contexte de la hausse des prix de reprise dans le sillage du renchérissement des cours de pétrole au niveau international, la filiale marocaine du Groupe CORRAL voit son chiffre d’affaires se hisser de 46,6% pour s’établir à M MAD 17 294,1 (soit 61,1% de nos prévisions pour 2010 non encore ajustées).

En parallèle et tirant profit des premiers impacts positifs du nouveau complexe hydrocraking sur les marges de raffinage de la société, l’EBE de la société passe de M MAD 247,5 à M MAD 644,8, portant la marge d’EBITDA à 3,7% contre 2,1% à fin juin 2009. En dépit de la revalorisation à la hausse de la valeur des stocks à M MAD 802,0 (contre M MAD 703,1 à fin juin 2009), le résultat d’exploitation limite sa progression à 13,3% à M MAD 740,1 (soit 56,2% de nos prévisions pour 2010 non encore ajustées), suite principalement à :
  • La baisse du poste « transfert de charges » à M MAD 574,7 (contre M MAD 704,9 à fin juin 2009) ;
  • La hausse de 81,2% à M MAD 13 531,6 des achats consommées de matières et de fournitures dans le sillage de la reprise des cours spot sur les marchés internationaux ;
  • Et, l’alourdissement de 59,9% à M MAD 477,3 des dotations aux amortissements, relatives notamment à l’investissement de la nouvelle usine.
Néanmoins, la marge opérationnelle se contracte de 1,3 points pour se fixer à 4,3%. En parallèle, le résultat financier creuse son déficit à M MAD -268,2 (vs. M MAD - 111,3 à fin juin 2009) sous l’effet combiné de la hausse des charges d’intérêts de 70,0% à M MAD 215,5 (relatifs probablement au remboursement des frais pour la nouvelle usine) et de la constatation de pertes de changes nettes de M MAD 276,9.

Intégrant un résultat non courant de K MAD 449,5, la capacité bénéficiaire de la société s’établit à M MAD 428,7 contre M MAD 465,5 une année auparavant (soit - 8,0%). La marge nette se replie, ainsi, de 1,5 points à 2,5%. L’analyse du haut de bilan de la SAMIR laisse, pour sa part, apparaître ce qui suit :
  • Une faible autonomie financière matérialisée par un ratio (FP/ sources de financement) de 24,2%, contre 26,4% une année auparavant ;
  • Un niveau d’endettement très important de M MAD 13 474,5, contre M MAD 10 585,1, portant le gearing à 312,9% vs. 279,4 à fin juin 2009 ;
  • Et une capacité de remboursement de la dette en amélioration compte tenu d’un ratio (charges d’intérêts / EBE) de 33,4% à fin juin 2010.
Conclusion : A fin juin 2010, SAMIR présente des indicateurs financiers en hausse, capitalisant principalement sur la mise en service de sa nouvelle unité hydrocraking et de la reprise des cours du pétrole au niveau international. Opinion favorable maintenue.
BMCE Capital Bourse

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