LAFARGE CIMENTS : Consolidation des niveaux de marge en S1-2010

Fait : Publication des résultats en S1-2010.

Analyse : LAFARGE CIMENTS accuse, au terme du 1er semestre 2010, une baisse de 4,4% de ses écoulements au moment où le marché enregistre une hausse de 1,1% de la consommation de ciment, entraînant ainsi une contraction de ses parts de marché (estimée à 38,7% contre 41% en S1-2009). Cette situation est imputable à une forte disparité de la demande par région au détriment des principaux marchés de la société, particulièrement celui du Nord, couplée à l’arrivée de nouvelles capacités induisant un excédent au niveau de la région de Casablanca.

Capitalisant principalement sur un mix produit favorable et accessoirement sur les autres segments d’activité (béton et granulat), le chiffre d’affaires consolidé cantonne sa baisse à 1,0% à M MAD 2 789 (soit 48,9% de nos prévisions en 2010). En revanche, le résultat brut d’exploitation enregistre une légère progression de 0,4% à M MAD 1 539, portant la marge d’EBITDA à 55,2% contre 54,4% au 30 juin 2009. En effet, l’optimisation de son dispositif industriel et les gains de productivité dégagés parviennent à limiter le renchérissement du coût des combustibles et l’effet de la hausse du coût de l’électricité intervenue en mars 2009.

Le résultat net consolidé régresse, quant à lui, de 2,8% à M MAD 953 (soit 45,5% de nos prévisions en 2010). La marge nette se réduit ainsi de 0,6 point à 34,2%. En social, et après constatation d’une dotation aux provisions pour amortissements dérogatoires de M MAD 100, le résultat net recule 2,7% à M MAD 947 par rapport au S1-2009. En termes d’investissements, LAFARGE CIMENTS devrait démarrer la production de sa nouvelle unité de fabrication de chaux à Ben Ahmed, fruit d’un partenariat avec CALCINOR, d’ici fin 2010.

Cette usine devrait être dotée d’une capacité de production annuelle de plus de 80 000 tonnes. Côté perspectives, et compte tenu d’un marché national en légère diminution de 0,2% à fin août 2010 et du ralentissement de l’activité du secteur BTP, la société escompte une demande annuelle de ciment en 2010 en quasi-stagnation par rapport à l’exercice précédent.

Conclusion : Les réalisations de la filiale marocaine du Groupe LAFARGE semblent être impactées par les fluctuations de la demande ainsi que par l’arrivée de nouvelles capacités au niveau de ses zones de prédilection. Recommandation de conserver le titre maintenue.
BMCE Capital Bourse

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