CREDIT DU MAROC : Amélioration de 13,7% du PNB semestriel consolidé à M MAD 992,3 pour une capacité bénéficiaire de M MAD 223,6

Fait : Publication des résultats semestriels.

Analyse : Au terme du premier semestre 2010, et en dépit d’une croissance mitigée pour l’ensemble des opérateurs bancaires, les ressources clientèle consolidées du CDM marquent une légère progression de 1,1% rapport au 31/12/09 pour se monter à MAD 31,0 Md. Quasi-totalement drainé par la Banque de Détail et de Financement, cet encours est constitué à hauteur de 39,7% de dépôts rémunérés, contre une part similaire en décembre 2009.

Totalisant MAD 33,3 Md, le portefeuille de crédits ressort en quasi-stagnation par rapport au 31/12/2009 dont près de 96% émanant de la Banque de Détail et de Financement. Celle-ci enregistre une hausse de 6,3% de ses crédits immobiliers à MAD 9,8 Md, une stagnation à MAD 10,5 Md de ses crédits de trésorerie et à la consommation et un recul de 1,8% à MAD 8,8 Md de ses crédits à l’équipement. Les autres crédits enregistrent, quant à eux, une dégradation de 17,8% à MAD 2,9 Md.

Pour sa part, l’actif financier disponible à la vente se renforce de 48,2% à MAD 2,5 Md sous l’effet de la hausse de 47,9% à MAD 2,0 Md des instruments de la dette des administrations centrales. Dans ce sillage, le Produit Net Bancaire s’améliore de 13,7% à M MAD 992,3 (soit 50,1% de nos prévisions à fin 2010) profitant notamment de l’accroissement de 13,6% à M MAD 818,3 de la marge d’intérêt, de 16,0% à M MAD 156,1 de la marge sur commissions et de l’amélioration de 13,2% du résultat des opérations de marché à M MAD 48.

De leur côté et en dépit d’un contexte de conduite d’un programme d’investissement important, les charges générales d’exploitation limitent leur progression à 4,6% pour s’établir à M MAD 417,8. Compte tenu d’un rythme de progression du PNB plus important que celui des charges, le coefficient d’exploitation s’améliore de 3,6 points à 42,1%. Pour sa part, et eu égard au contexte économique actuel pouvant favoriser une montée des risques, le coût du risque passe de M MAD 80,8 à M MAD 173,4 au 30 juin 2010.

Au niveau des comptes sociaux, le portefeuille des créances en souffrance s’aggrave de 17,6% à MAD 1,9 Md tandis que les provisions y afférentes se renforcent de 16,4% à MAD 1,5 Md. Le taux de provisionnement s’établit, ainsi, à 78,2% contre 79,0% au 31/12/09. Pour sa part, le taux de contentieux passe de 4,9% à fin 2009 à 5,7% en S1 2010. Au final, en dépit du renforcement du provisionnement, le résultat net part du Groupe gagne 4,4% à M MAD 223,6 (soit 45,9% de nos prévisions à fin 2010).

Conclusion : Des résultats honorables pour la filiale marocaine du CREDIT AGRICOLE SA au terme du premier semestre 2010. En effet, en dépit d’un environnement marqué par une conjoncture économique peu favorable, CREDIT DU MAROC poursuit sa politique commerciale ciblée lui permettant de consolider son positionnement dans le paysage bancaire marocain.
BMCE Capital Bourse

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