ARAB BANK : Des réalisations semestrielles en berne

Fait : Publication des résultats semestriels 2008.

Analyse : Les indicateurs financiers de la filiale de la Banque jordanienne se révèlent plutôt contrastés au titre du premier semestre 2008. En effet, les créances sur les établissements de crédit et assimilés chutent de près de 73% passant de M MAD 1 114 à M MAD 301,8 au 30/06/2008. A l’opposé, l’encours des créances à la clientèle se hissent de 25% à M MAD 2 513,5, cette progression étant principalement redevable à la hausse de 41% des crédits de trésorerie et à la consommation.

Parallèlement, les dépôts clientèle se déprécient de plus de 15% à M MAD 3 117,6 contre M MAD 3 694,7 au 30 juin 2007. Cette évolution s’explique notamment par le recul de 27,6% des dépôts à terme à M MAD 1 376,9. Pour sa part, le produit net bancaire enregistre une hausse de 13,1% à M MAD 64 (vs M MAD 56,6 au 30/06/2007). Cette évolution recouvre notamment :

• Une amélioration de 17,4% de la marge d’intérêt à M MAD 58,2 (soit 91% du PNB) malgré une forte pression concurrentielle ;
• Un recul de 25,1% à M MAD 6,4 de la marge sur commissions.

Dans ce sillage, les charges générales d’exploitation enregistrent une hausse de 44,4% se fixant à M MAD 70,3. Cette évolution est imputable à l’augmentation conjuguée des charges de personnel de près de 58,6% et à celle des charges externes de plus de 22%. Dans cette lignée, le coefficient d’exploitation affiche une dégradation de 24 points à 110% (vs 86% en 2007). Au final, la capacité bénéficiaire ressort déficitaire à M MAD -4,2 contre M MAD 7,2 une année auparavant.

Conclusion : En dépit de la hausse enregistrée par certains agrégats financiers, la Banque semble être confrontée à une mauvaise maitrise de ses charges d’exploitation grevant fortement sa capacité bénéficiaire au titre du premier semestre 2008.
BMCE Capital Bourse

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